mardi 31 mars 2015

Avant-propos du livre "Les 5 clés pour prendre les bonnes décisions" écrit avec Pia de Buchet et édité aux Editions Dunod 

 «La vie est la somme de tous vos choix.» Albert Camus La complexité du monde, le flux continu d’informations et le changement permanent contribuent à rendre les décisions plus difficiles à prendre. Comment choisir entre plusieurs solutions possibles ? Comment être sûr de sélectionner la meilleure option? Selon quels critères? Les 5 clés pour prendre les bonnes décisions s’adresse à tous ceux qui souhaitent progresser dans leur façon de décider : le faire plus vite, mieux, avec davantage de confiance en soi et d’assurance dans la décision prise. L’ouvrage s’appuie sur les résultats des dernières recherches en neurosciences et les observations d’expériences pratiques de cadres et de dirigeants. Il met en évidence la nécessité de solliciter à la fois sa raison, ses émotions et son intuition pour prendre une décision.
Les 5 clés pour prendre les bonnes décisions est un livre simple, pédagogique et opérationnel qui permet d’explorer et/ou développer des compétences utilisables immédiatement. Il constitue une mine de repères pour s’orienter dans ses prises de décision et éviter les pièges les plus fréquents. Commencez par répondre au quiz pour comprendre votre manière actuelle de décider. Puis, au fil des pages, vous apprendrez à décider de manière plus aisée. Les 5 clés pour prendre les bonnes décisions propose : ● des explications neuroscientifiques et psychologiques sur le processus décisionnel ; ● des outils et méthodes pour être acteur de ses décisions ; ● des exemples, conseils et repères pour mieux vivre les décisions à prendre.

Pour en savoir plus et acquérir le livre

dimanche 15 décembre 2013

Sentir le vent tourner : être attentif aux signes

L'histoire que Jung raconte à propos de la synchronicité est significative. Le scarabée doré en est la vedette. Une patiente, en proie à de grandes difficultés pour assumer la subjectivité et l'irrationalité des relations humaines consultait Carl Gustav Jung régulièrement. Cette difficulté la contraignait à  vouloir rationaliser l'rrationalisable : l'humain, l'émotion, l'intuition. Au cours d'une consultation, cette patiente raconta un rêve à son médecin.
Dans ce rêve, un scarabée doré était très présent. En le disant, la patiente ne comprenait pas la présence de cet insecte dans son rêve et demandait conseil à Jung qu'elle savait expert en la matière. A ce moment-là, un bruit se fit entendre sur le carreau de la fenêtre du cabinet du psychiatre. Ce bruit était produit par un insecte qui tapait au carreau, comme un insecte le fait souvent, non pour entrer dans la pièce mais simplement parce qu'il ne voit pas la vitre. Jung ouvrit doucement sa fenêtre pour découvrir que l'insecte en question était un scarabée doré. Il prit doucement l'insecte dans sa main, le montra à sa patiente et lui dit simplement "Le voilà votre scarabée doré !". La patiente comprit alors le message de son médecin et la signification de ce micro événement qui changea sa vie. La rationalité n'explique pas tout et elle était bien obligée de reconnaître l'existence de ce lien entre ce qu'elle était en train de dire et ce qui se produisait là, devant elle.  Cette coïncidence entre une réalité intérieure et un événement extérieur, totalement objectif et relié à cette subjectivité interne peut être stupéfiante. Elle est souvent très émouvante, et le temps à ce moment-là se contracte, se densifie, comme si les sens étaient en éveil extrême.

L'intuition se met en éveil quand nous sommes en situation de changement, en passe d'une forte transition qui nécessite une transformation. Dans ces périodes, nos sens nous aident à repérer des signes que d'd’ordinaire nous n'aurions pas vus. La répétition de ces signaux est parfois très étonnante à observer. Les événements synchronistiques revêtent une indiscutable coloration affective que Jung appelait Numinosité ; terme relié au divin, au sacré, selon lui, à l'inconscient collectif aussi selon Bergson.
Alors, si cela vous arrive de ressentir, de percevoir quelque chose de particulier, d'entendre une chanson dans votre tête alors que vous ne l'avez pas écouté récemment, si vous retombez plusieurs fois sur le même sujet, le même thème, si tout à coup, le nom d'un ami vous revient sans raison, écoutez-vous ! Ecoutez le message que vous envoie votre intuition ! Creusez ! Tentez de décrypter ce message ! Il est peut-être le signe qu'une grande transformation s'annonce dans votre vie. 

dimanche 18 août 2013

Savoir percevoir sans jugement

Intuition nous vient d'Intuitio, qui signifie Regard, Coup d'oeil. Percevoir serait donc Voir en perçant ? L'etymologie de percevoir nous indique Remarquer (1). Voir, remarquer, seraient un premier pas pour activer l'intuition. . 
Et que faisons-nous quand nous voyons ? Rappelez-vous la dernière fois que vous avez admiré un tableau de maître, par exemple. Que cherchiez-vous à faire ? Comprendre ce que le maître avait voulu transmettre (Pourquoi cette forme, cette perspective, pourquoi cet angle, ce mariage de couleurs ?), relier ce que vous regardiez à vos émotions (Ça me plaît, ça ne me plaît pas, ça déclenche chez moi du plaisir, de la surprise), et vous construire ainsi une opinion.(C'est un beau tableau, c'est un mauvais tableau). Et c'est là que commence la confusion. Nous mélangeons émotion, observation, intuition, jugement. Alors, lorsque nous "percevons" une information, nous commençons par la relier à d'autres relais qui brouillent du coup notre perception efficace. 
Certains accorderont plus d’importance à leur émotion (cerveau droit) ; d’autres, à leur observation
rationnelle (cerveau gauche). En revanche, quelles que soient nos préférences cérébrales, nous nous construirons un cadre de référence qui nous permettra de nous faire une opinion plus vite et de manière plus fine. C'est ce qui nous permet d'acquérir de l'expérience, de la compétence à mieux réagir ensuite aux événements. Nos capacités d’observation s’enrichissent en effet de notre expérience : plus on observe, mieux on observe ! Il est à noter que ce qui est décrit pour le canal visuel est tout aussi valable pour nos autres modes de perception.
Nous verrons plus tard que le mécanisme est le même et que nous sommes capables d’entraîner ces autres modes de perception pour rendre notre intuition encore plus fine et efficace.
Cela dit, chacun d’entre nous utilise son intuition tous les jours. Nous apprenons d’ailleurs à nous en servir
intuitivement… Il n’y a pas de matière « Intuition » enseignée à l’école ! Toutes nos expériences nous servent
à nourrir le stock d’informations dans lequel nous irons puiser pour déclencher notre intuition lors de futures
expériences. Chaque fois que nous vivons une expérience, nous remplissons inconsciemment notre banque
de données. L’intuition, c’est d’abord du stockage d’informations avant d’être cette sorte de sens caché inexplicable et qu’on assimile trop souvent à la magie.

Les grands joueurs d’échecs ont en tête des milliers de combinaisons qu’ils ont déjà rencontrées. D’un coup d’oeil, ils photographient l’échiquier, comparent cette photo à toutes les autres qu’ils ont emmagasinées lors des parties précédentes, et ils décident ensuite de bouger telle pièce. Plusieurs coups d’avance, ils prévoient ce que l’adversaire fera. Les chefs cuisiniers, eux aussi, stockent en permanence des informations sur la qualité, le choix des ingrédients, les quantités, les temps de cuisson, les couleurs, afin de marier les mets entre eux pour parvenir à ce qu’ils souhaitent. Et puis, si l’on parle de la vision, les photographes professionnels sont aussi bien placés pour savoir que leur intuition est un puissant vecteur d’efficacité.
Pour reprendre l’exemple du tableau de maître, lorsque nous regardons quelque chose, nous cherchons à
relier ce que nous percevons et l’émotion qui y est associée. Ce mécanisme est le même lorsque nous écoutons un morceau de musique, goûtons un plat, touchons un vêtement ou sentons un parfum. Notre expérience a donc cela de positif qu’elle nous permet de juger plus vite et mieux. En revanche, elle nous entraîne aussi à avoir des a priori, des préjugés sur les choses, les situations, les gens, et peut ainsi tromper notre perception. L’intuition semble liée à une façon différente de percevoir ce qui nous entoure. 
Alors, je vous propose un exercice à pratiquer lorsque vous observez quelque chose ; une situation, une opportunité, un objet, une personne.
Regardez cette image et notez ce qui vient à votre esprit en premier
Source http://www.sxc.hu
Cette image déclenche-t-elle pour vous ? ;
  1. de la surprise, 
  2. du dégoût ou de l'attirance
  3. de l'incompréhension
  4. des souvenirs 
  5. de la recherche d'informations supplémentaires ("Est-ce une image réelle ou virtuelle ?", ou "Pourquoi cette image?")
  6. des réflexions du genre ; "C'est une fausse image"
  7. une réflexion du type ; "La photo est trop sombre"

Dans les deux premiers cas, vous avez fait appel à vos émotions. 
Dans le cas où vous avez pensé aux réponses 3, 4 ou 5, vous avez fait appel à votre objectivité
Dans le cas où vous avez pensé aux réponses 6 ou 7, vous avez fait appel à votre jugement

Le jugement, l'opinion, l'évaluation fait partie de nos bases. Il nous a toujours été demandé d'avoir des opinions sur tout ; "Qu'est-ce que tu penses de ça ?" "C'est bien ou pas bien?" "Mieux ou moins bien? ". Il est à considérer que cela nous permet aussi de vivre, de nous créer un cadre de référence pour mieux agir. L'opinion ou le jugement ne sont pas des réflexes à bannir ; il s sont juste des réflexes à maîtriser. 
Voir les choses comme "d'en haut" permet de diminuer les émotions et les jugements. Mais le premier pas commence par le jugement parce qu'il est naturel et parfois confusant. 
Quelques conseils donc pour transformer les jugements, sans vouloir les empêcher ; 
- Si vous pensez "C'est beau", dites-vous "Ça me plait" (émotions) ou "Pourquoi trouvez-vous cela beau ?"(objectivité)
- Si vous pensez "Ce n'est pas beau", dites-vous "Ça ne me plait pas" (émotions) ou "Pourquoi ne  trouvez-vous pas cela beau ?"(objectivité)
- Si vous pensez  "C'est bien", dites-vous "Ça me convient" (émotions) ou "Pourquoi trouvez-vous cela bien ?"(objectivité)
- Si vous pensez  "C'e n'est pas bien", dites-vous "Cela ne me convient pas" (émotions) "Pourquoi ne trouvez-vous pas cela bien ?"(objectivité)
- Si vous pensez  "C'est mieux", dites-vous "Je préférerais"(émotions) ou  "Pourquoi trouvez-vous cela mieux ?"(objectivité)
- Si vous pensez  "C'est pire", dites-vous "J'aurais peur" (émotions) ou "Pourquoi ne trouvez-vous pas cela mieux ?"(objectivité)

Aucun doute que, pour Épictète, un « instruit » est un éveillé ! « Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais l’opinion qu’ils en prennent : comme la mort, elle, n’a rien de fâcheux […], c’est l’opinion
qu’on en a qui est fâcheuse. Donc, quand nous serons empêchés et troublés, n’accusons personne que
nous-mêmes, c’est-à-dire, notre opinion. »
Le jugement se place dans un cadre de dualité : bien/mal, coupable/innocent, interdit/autorisé. L’opinion nous demande de prendre position, d’un côté ou de l’autre d’une dualité. En cela, l’opinion est pernicieuse. En effet, pourquoi, par exemple, serait-il bien de réussir et mal d’échouer ? Et à quoi cela nous avance-t-il de répondre à cette question ?
Un jour, une personne qui participait à une session de formation au management et qui avait fait toute sa carrière dans la Marine m’a dit : « On m’a toujours appris ce qui est blanc et ce qui est noir. Maintenant, j’ai envie d’apprendre ce qu’est le gris. » Avancer sur le chemin en être éveillé, c’est bannir toute opinion ou s’autoriser les jugements sans s’y attacher. Se placer en position médiane, entre les polarités d’une dualité, permet de considérer ce qui nous arrive avec détachement. Dans cette file d’attente, vous pourriez vous dire, par exemple : « Pourquoi les événements me demandent-ils d’attendre, alors que j’ai un rendez-vous important ? Qu’est-ce que cela signifie ? Ce n’est ni bon ni mauvais. C’est en train de m’arriver, voilà tout. En attendant, que puis-je faire ? Que puis-je en retirer ? » Tout ce que vous observerez, tout ce que vous
ferez, tout ce que vous apprendrez à ce moment-là sera de toute manière plus intéressant que l’énergie que vous perdriez à vous mettre en colère. S’abstenir de juger les expériences que vous vivez, les personnes qui vous entourent, les événements qui vous marquent vous permet d’avancer plus sereinement. Placez votre énergie sur ce que vous pouvez en apprendre et non sur l’opinion que vous en avez. À quoi cela vous avance-t-il de vous dire que le choix que vous avez fait est bon ou mauvais ? N’est-il pas préférable de vous demander pour quelles raisons vous avez fait ce choix, et ce que vous en retirez ? À quoi cela vous avance-t-il de vous dire que les transports en commun vous empêcheront d’arriver à l’heure à tel rendez-vous si important ? N’est-il pas préférable de vous demander ce que vous pouvez faire pour gérer cet imprévu ? À quoi cela vous avance-t-il de juger la personne qui vient de vous prendre votre place de parking, alors que
vous aviez mis votre clignotant pour signaler que vous alliez vous garer ? N’est-il pas préférable de descendre de voiture et d’aller voir cette personne pour lui expliquer la situation calmement, avec un grand sourire ? Vous perdez votre temps et votre énergie à vous forger des opinions sur tout et sur tous. Avancez, expérimentez, corrigez le tir : vous y gagnerez en efficacité et en sérénité.

Extraits de "Auto-coaching Efficace" Yann Coirault- Editions de l'Homme. 2011

(1) http://www.cnrtl.fr/etymologie/percevoir

samedi 17 août 2013

"Jouer cœur ou tricher"

 «Jeunes hommes avides, croyez-moi. Il n’existe que deux manières de gagner la partie : jouer cœur ou tricher. Tricher est difficile; un tricheur pris est battu. Jouer cœur est simple. Il faut en avoir, voilà tout. Vous vous croyez sans cœur. Vous regardez mal vos cartes». [Extrait d'une lettre à Jacques Maritain] - Jean COCTEAU [1889-1963]

Face à la vie, face au mensonge, face à l'impermanence du monde, nous n'aurions que deux manières de réagir selon Cocteau. Tricher, mentir, se mentir, dissimuler, contourner, manipuler, se cacher derrière son petit doigt, s'empêcher de penser, s'aveugler, faire semblant de ne rien voir ou regarder ailleurs, jouer les naïfs ou les imbéciles, faire comme si rien ne bougeait, se convaincre que tout est tel qu'on le croit ou que rien n'est sous notre contrôle. Bref ainsi coiffé d'une perruque protectrice, habillé d'un costume de scène, les yeux derrière des lunettes déformantes, des bouchons dans les oreilles, nous choisirions ainsi de créer une réalité fictive pour nous maintenir dans un confort factice. Et comme la grenouille plongée dans cette casserole d'eau posée sur une plaque électrique, nous ne sentirions pas la température monter, trouvant même cette eau tiède très agréable, jusqu'à mourir sans avoir pu sauter de ce piège mortel.

L'autre voie serait de "Jouer cœur" : aimer, voir avec son cœur, suivre ses intuitions, consolider son socle de valeurs et prendre ses décisions en conformité de ses croyances profondes,
embrasser le monde tel qu'il est, sentir ses mouvements, toucher du doigt les mutations, être en conscience, ouvrir les yeux, être curieux, étonné, simple, aller là où son cœur nous emmène, là où nous sommes bien, en alignement avec ce que nous sommes. Bref, tout cœur dehors, toute conscience ouverte, tout nu et vrai face à ce qui nous entoure, nous avancerions plus loin, plus vite et vers un chemin plus clair, entrainant ceux qui nous entourent dans un même mouvement.

Et Cocteau a aussi dit
«
Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel.» Jean Cocteau ]

Ce chemin là n'est donc pas simple mais si la vie était simple, nous ne serions pas des Hommes.

Kairos, l'intuition archétypale

Kairos est un jeune éphèbe grec qui ne porte qu’une touffe de cheveux sur la tête. Quand il passe à notre proximité, soit on ne le voit pas, soit on le voit et on ne fait rien, soit, au moment où il passe, on tend la main pour saisir sa touffe de cheveux et l’arrêter . Kairos a donné en latin Opportunitas (opportunité, saisir l’occasion). Le kairos se rattache à un certain type d’actions qui doivent être accomplies «à temps» et ne tolèrent ni le retard, ni l’hésitation. Le Kairos est le temps de l'occasion opportune, un moment où le temps se "densifie", la perception d'un point de basculement en est presque matérielle. Difficile à se représenter dans nos langues modernes, le Kairos représente à la fois l'action et le temps, le général et le particulier, la compétence et la chance, la destinée et l'autonomie. Le Kairos est finalement plus proche d'une vision orientale du monde où tout est dans tout , la lumière et l'ombre, le positif et le négatif, l'opportunité et la menace.
Le nomade pourrait être nommé "Kairien" lorsqu'il est en terrain étranger ; il aiguise ses sens, les met en alerte, sort ses antennes. Son être tout entier embrasse ce qui l'entoure. Il est à l'affut des moindres détails, des moindres mouvements, des moindres modifications. Son intuition l'aide à "comprendre" plus rapidement son environnement et à attraper la touffe de cheveux du Kairos quand elle se présente. A l'instant où vous lisez ces lignes, le monde qui vous entoure, comme vous d'ailleurs, a déjà changé. Vous êtes nouveau dans un nouveau monde et le Kairos peut passer à côté de vous. Saisissez-le !

vendredi 16 août 2013

Testez votre tolérance à l'ambiguité

Dans son livre "Intuition at work"(Ed. Currency&Doubleday- 2003), Gary Klein pointe du doigt le lien entre prise de décision et tolérance à l'ambiguïté. En effet, certains d'entre nous n'aime pas prendre des décisions sans avoir une connaissance complète et précise de la situation. D'autres, au contraire, n'ont pas de difficultés à le faire. Le risque ne leur fait pas peur : ils aiment ça.
Pour mesurer votre tolérance à l'ambiguïté, lisez les propositions qui vous sont faites et attribuez leur une note les en fonction de l'échelle suivante :
  • Tout à fait en désaccord = 1
  • En désaccord = 2
  • Assez en désaccord = 3
  • Ni en accord, ni en désaccord = 4
  • Assez d'accord = 5
  • D'accord = 6
  • Tout à fait d'accord = 7
  1. Un expert qui n'apporte pas une réponse catégorique ne connait probablement pas grand chose à son sujet
  2. J'aimerais bien vivre dans un pays étranger pendant un certain temps
  3. Il n'y a aucun problème sans solution
  4. Les gens qui programment leur vie manquent souvent de joie de vivre
  5. Savoir clairement ce que l'on a à faire et comment on doit le faire est la caractéristique d'un bon métier
  6. C'est plus drôle de s'attaquer à un problème compliqué que de solutionner un problème simple
  7. Sur le long terme, il est possible d'obtenir plus de résultats en résolvant de petits problèmes que de solutionner de grands problèmes complexes.
  8. Souvent les gens les plus intéressants et stimulants sont ceux qui ne soucient pas d'être différents et originaux.
  9. Avoir affaire à ce que nous connaissons est toujours préférable que d'avoir affaire avec ce qui ne nous est pas familier.
  10. Les gens qui veulent avoir des réponses tranchées -Oui ou non- n'imaginent pas la complexité des choses.
  11. Une personne dont la vie est réglée, sans surprise ni événement inattendu doit s'en féliciter tous les jours.
  12. Nous ne possédons pas d'informations suffisantes dans la plupart de nos décisions les plus importante.
  13. Je préfère les réunions, les réceptions, les soirées dans lesquelles je connais beaucoup de monde.
  14. Les enseignants ou les tuteurs qui donnent des missions imprécises donnent l'opportunité de démontrer notre initiative et notre originalité.
  15. Il est préférable d'avoir des valeurs et des idéaux communs.
  16. un bon enseignant est celui qui fait vous vous interroger sur votre façon de regarder les chose
Additionnez tous les scores que vous avez choisis pour les questions impaires.
Renversez tous les scores que vous avez choisis pour les question paires ; exemple; si vous avez choisi 1 pour la question n°2, comptez 7, si vous avez choisi 2 pour la question n°4, comptez 6, etc.
Additionnez ensuite ce total avec celui obtenu pour les questions impaires.

La moyenne de tolérance de la plupart des personnes se situe entre 44 et 48. Plus haut que 48, vous avez une tolérance plus faible. Plus bas que 44, votre tolérance à l'ambiguïté est plus élevée.

Traduction du test, page 119 de l'ouvrage de Gary Klein. "Intuition at work"-2003-

mercredi 14 août 2013

Savoir percevoir (2) : retrouver la paix mentale


Source http://www.sxc.hu
Lors du  premier exercice pour améliorer notre perception, nous avons appris à mieux respirer. Outre le bénéfice de reprendre contact avec le présent, la respiration abdominale présente un intérêt médical démontré ; la respiration par le diaphragme permet une meilleure oxygénation et fait baisser les hormones du stress. 
D'autres techniques connues permettent de compléter utilement sa panoplie d'outils pour mieux respirer afin d'améliorer sa perception ; la cohérence cardiaque et la pleine conscience (Mindfullness).


Cohérence cardiaque
Il a été démontré scientifiquement que pratiquer la cohérence cardiaque, c'est-à-dire, synchroniser sa fréquence cardiaque avec sa fréquence de respiration, faisait baisser le taux de cortisol (hormone du stress) et augmentait le taux de dopamine ou de sérotonine (hormones et neurotransmetteurs).

Il y a tonnes d'informations parfois contradictoires sur ce thème mais vous pouvez vous référer utilement à ce site Variabilité et fréquence cardiaque qui donne de bons arguments ou encore cette étude d'Harvard publiée en 2008, qui se rapproche beaucoup des principes de la cohérence cardiaque. Vous trouverez ici une application gratuite qui vous permet de vous entraîner (payante 0.89€ sur App'Store). 


Pleine conscience


La pleine conscience, dont le Dr Jon Kabat-Zinn (professeur émérite à l'Université de Médecine du Massachusetts et créateur du Center for Mindfullness) est à l'origine des études qui ont permis à cette technique de pénétrer le monde médical et scientifique. Je ne peux que vous inviter à lire le Petit Cahier d'Exercices de Pleine Conscience (Editions Jouvence) et à vous rendre sur le site Pleine Conscience proposé à cette occasion par Ilios Kotsou, l'auteur du livre. 




En complément de ces techniques éprouvées, je voudrais vous proposer un exercice que vous pourrez faire facilement tous les jours et qui ne vous prendra que quelques minutes. 

Paix mentale
Source http://www.sxc.hu


Munissez-vous d'un collier de perles en plastique ou d'un chapelet et asseyez-vous confortablement sur une chaise ou étendez-vous sur un divan. Décontractez-vous totalement. Fermez les yeux et observez pendant cinq minutes le cours de vos pensées tout en essayant de retenir ces dernières. Au début vous remarquerez que ces pensées qu se précipitent sur vous ont trait aux situations et aux affaires de la vie quotidienne, à l'activité professionnelle, aux soucis, ...
Soyez envers vos pensées comme un observateur silencieux, entièrement détaché et indépendant d'elles. Suivant la situation ou l'état d'esprit où vous vous trouvez à ce moment, cet exercice vous semblera plus ou moins facile ou difficile. Il s'agit donc de ne pas perdre le fil de ses pensées, de ne pas s'oublier, mais de le suivre attentivement.  
Gardez-vous de vous endormir pendant cet exercice. Si vous vous sentez fatigué, il est préférable d'interrompre immédiatement et de reprendre ultérieurement. à un moment où vous pourrez prendre la résolution de ne pas succomber à la fatigue. Vous pourrez aussi prendre auparavant quelques respirations profondes qui empêchent la fatigue. 
Ces exercices de contrôle de pensées se font le matin et le soir ou à l'un ou à l'autre. 
Source http://www.sxc.hu
Chaque jour, vous pouvez si vous le souhaitez prolonger l'exercice d'une minute de sorte que vous puissiez, au bout d'une semaine, suivre et contrôler au moins pendant dix minutes le fil de vos pensées, sans faire le moindre écart. Vous remarquerez comment, au début, les pensées vous assaillent, comment elles traversent avec précipitation votre mental ; il vous sera donc difficile de vous les rappeler tellement elles sont nombreuses et diverses. D'un exercice à l'autre vous constaterez cependant, qu'elles apparaissent de façon moins chaotique et que peu à peu elles se modèrent jusqu'à que quelques-unes seulement émergent à la conscience. Ainsi, le premier jour, vous pourrez compter plus de vingt ou trente idées en trois ou quatre minutes. Le deuxième jour, vous pourrez soit tenter de descendre le nombre d'idées dans le même temps, soit tenter de tenir plus longtemps avec le même nombre d'idées. Au bout d'une semaine, par exemple, vous pourrez être parvenu à ne faire émerger que cinq à dix idées en huit à dix minutes. Quoiqu'il en soit,  il.faut avancer consciencieusement car il est inutile de se hâter. Cette auto-formation doit s'adapter à votre rythme. 

Ces exercices de contrôle  des pensées doivent se faire avec beaucoup d’attention car ils sont très importants pour la suite.